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"...juste s'intéresser à ce qu'il y a autour de soi et se soucier de l'humanité, de la comédie humaine." (Elliott Erwitt)
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Mon profil photographe
Armel
Homme
France
NOIRY

Je me considère plus comme un preneur d'images dans la spontanéité du moment, dans la lumière ambiante, dans l'étrangeté ou la banalité d'une situation, que comme un "Photographe"... Je pratique la photo en amateur depuis 1971, surtout dans le domaine de la photo de voyage mais, avec le numérique et les réseaux sociaux, d'autres horizons se sont fait jour, notamment avec les partages et la connaissance d'expositions.
Je suis membre d'un collectif de photographes récemment créé ainsi que du club local de ma commune.

Ma candidature
Ma série photographique
Photo principale

J'envisage la photo comme un partage de ce que je vois, ce que je ressens en la prenant avec les défauts, les qualités et la beauté du monde. J'apprécie les autres formes d'expression photographique mais celle du voyage, plus proche de la réalité, me convient mieux. Le partage est ma principale motivation...

Intimité d'un quartier

Séjour dans la maison de ma belle-famille en juillet 2016. Sur les traces de "l'enfance" de mon épouse décédée en 2013, native de ce quartier - Setiabudi - où nous avons séjourné plusieurs fois en famille. Comme un témoignage en forme d'hommage, à la vie simple d'un quartier tranquille où aller à la rencontre de la population est un vrai plaisir que j'ai envie de transmettre.

Indonesia
Jakarta

Setiabudi, dans l'intimité d'un quartier de Jakarta...

Cette histoire est un peu celle de ma vie, celle dans laquelle le destin vous entraîne à travers la jeunesse, les voyages qui la forment, le travail, les rencontres qui vous marquent à jamais de leur empreinte.
En 1975, j'ai rencontré à Jakarta, où je travaillais comme coopérant, celle qui allait devenir la femme de ma vie, la mère de mes enfants, celle qui a aussi fait de l'Indonésie mon pays de cœur. J'y suis très attaché, j'en parle la langue, m'y sens très bien avec les gens que j'y côtoie, simples, accueillants et généreux...

La série de photos que je présente est une sorte de quête pour montrer dans un espace limité, celui du voisinage proche de la maison où mon épouse a vécu son enfance et son adolescence.

J'ai connu ce « kampung » (quartier) comme on dit en Indonésien, en 1976. Des maisons de bois l'occupaient à l'abri des cocotiers, des manguiers, des jacquiers et autres bananiers, séparées par des ruelles plus ou moins carrossables. On y circulait à pied, à vélo, en « becak » (cyclopousse), l'étroitesse des voies ne permettant pas la circulation automobile. Ce qui m'avait le plus impressionné à l'époque, c'est le nombre considérable d'enfants joyeux, joueurs, exubérants, curieux et amusés de me voir déambuler dans un espace leur étant habituellement réservé.

Avec celle qui est devenue mon épouse par la suite, nous y sommes revenus le plus souvent possible accompagnés de nos enfants afin qu'ils puissent bénéficier autant que faire se peut d'une deuxième culture, toujours reçus avec chaleur et affection.

Au cours des années, l'environnement a changé peu à peu, le béton faisant son apparition dans les constructions et surtout, à proximité de là, la principale artère de la capitale indonésienne s'est vue élargie et peuplée de gratte-ciel. Les cyclo-pousses ont été interdits, peu à peu remplacés par des motos-taxis pétaradant dans les ruelles.
La crise financière de 1996 a fait que nombre de terrains ont été abandonnés dans un premier temps, puis occupés à nouveaux par une population plus pauvre, bâtissant des logements tenant plus du bidonville que de coquettes maisons. On y trouve des échoppes de produits de première nécessité, de petits artisans et toujours les petits marchands ambulants et leurs drôles de carrioles aménagées pour la préparation de spécialités culinaires circulant dans les ruelles, avertissant les habitants de leur passage par des bruits permettant de les reconnaître à distance .
Les enfants sont là, un peu moins nombreux mais toujours joueurs et souriants, s'adonnant à des jeux simples dans un quartier tranquille, loin de la circulation automobile.

Mon épouse a malheureusement quitté ce monde mais le lien familial perdure pour moi et mes enfants très imprégnés de la sève maternelle indonésienne.

Les photos que je présente ici datent de juillet 2016 ; j'ai pris le temps de déambuler dans la ruelle qui passe devant la maison, allant à la rencontre des habitants, des enfants surtout, en vacances alors pour cause de ramadan. Ma quête était celle de la jeunesse de mon épouse dans ce quartier, afin de retrouver à travers les jeux, les rires, les sourires, ce qui m'a toujours séduit dans ce pays et que j'ai envie et besoin de transmettre à mes petits-enfants, en partage de culture comme nous avons toujours essayé de faire avec nos enfants malgré la distance qui nous sépare de l'Indonésie.