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La photo est le révélateur de l'émotion
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Mon profil photographe
GILLES
Homme
France
RENOU

J'ai commencé la photo en 1971, au collège, en 6ème. J'ai toujours été attiré par les arts picturaux. Mais désespérément sans aptitude en peinture et dessin, je me suis naturellement tourné vers la photo. Si j'ai adopté le numérique, je suis resté majoritairement en noir et blanc, sauf quand la couleur est un élément important de la composition... ce qui est souvent le cas en voyage. Car au delà de l'aspect artistique ou de composition, une photo de voyage, c'est aussi un témoignage.

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De toutes les villes italiennes, Florence est vraiment une cité à part. Son extraordinaire densité de monuments, sculptures et tableaux entrainent le visiteur dans un fabuleux tourbillon artistique. Avec ces quelques photos de Florence, je souhaiterais faire partager l'émotion que j'ai ressenti en parcourant cette ville.

Florence

Les monuments, sculptures et peintures de Florence ne peuvent laisser indifférent. Les rues, les musées nous invitent à un merveilleux voyage mêlant le religieux, la politique, l'économie et l'art

Italie

Florence, capitale de la Toscane (Italie), est considérée comme l'une des plus belles villes du monde – et parfois appelée « capitale des arts » - avec ses nombreux palais, églises et musées dans lesquels les peintures et les sculptures de grands maîtres se disputent la place.

La gare de Florence ressemble à toutes les gares des villes touristiques italiennes, mélange de présent et de passé, où les modernes et confortables trains à grandes vitesse côtoient les locomotives d'un autre âge. Mais dès que l'on sort de la gare, et que l'on se trouve en face de l'imposante Basilica di Santa Maria Novella, la ville nous rappelle alors que nous ne sommes pas dans n'importe quelle cité italienne. Nous sommes à Florence.

De tous les monuments de Florence, il y en a un plus que les autres qui interpelle le visiteur : la Cattedrale di Santa Maria del Fiore. Alors que la France exsangue sort de la guerre de cent ans, Florence consacre sa cathédrale. Grâce à Filippo Brunelleschi, à qui l'on doit le dôme imposant de l'édifice, l'artiste qui était jusque là plutôt classé comme artisan, accède au rang de créateur. Les plus courageux monteront les 460 marches pour accéder au sommet du dôme et ainsi découvrir une Florence insolite. Vue de si haut la ville donne l’impression de ne pas avoir de rue, tellement celles-ci sont étroites.

Au détour d'une ruelle, la boutique d'un célèbre créateur de sac à main. Tiens, pas de prix sur les sacs ! Deux femmes élégamment habillées à l'intérieur… et trois vendeuses par cliente. L'une apporte les sacs, une deuxième les présente, la dernière les porte en mimant une déambulation devant une œuvre d'art. C'est aussi ça Florence !

Mais revenons à nos musées et monuments. Par lequel commencer ?
Et si on changeait de rive ? Direction le Ponte Vecchio. Ce pont a beaucoup de charme vu de la rive, mais sa horde de touristes et les boutiques de joaillerie qui vont avec, n’ont que peu d’intérêt. A l’origine, bouchers et tanneurs occupaient cette galerie marchande. Mais un Médicis que l’odeur importunait les remplaça par des boutiques de bijoux. Si l’argent n’a pas d’odeur, l’or non plus !

La rive gauche de l’Arno (Oltrarno), plus populaire que la rive droite car plus à l’écart des flux de touristes, recèle néanmoins une merveille : la Basilica di Santa Maria del Carmine et plus particulièrement sa Cappella Brancacci. Cette chapelle nous présente un cycle remarquable de fresques, œuvres des trois peintres : Filippino Lippi, Masolino et Masaccio.
Intense moment d’émotion devant la représentation d’Adam et Eve chassés du jardin des délices…

Comment ne pas évoquer la Galleria dell’Acccademia et ses statues inachevées qui nous permettent de comprendre comment, à partir d’un bloc de marbre, le sculpteur réalise une œuvre. Ceci nous amène directement au David de Michel-Ange. A la fois puissant, serein et beau, ce David de plus de quatre mètres est une magnifique incarnation de la république florentine du 16ème siècle.

Basalica di santaCroce, Basilica di Santo Spirito, Battistera di San Giovani, Galleria degli Uffizi, Basilica di San lorenzo, Palazzo Pitti: alors que nos chaussures commencent à chauffer et notre cerveau à s’embrumer, nous finissons nos quelques jours florentins par le Museo di San Marco (ancien couvent). Encore des tableaux de maîtres ? Oui bien sûr. Nous montons à l’étage qui mène aux cellules des moines, et nous découvrons en haut d’un escalier étroit, la célèbre Annunciazione de Fra Angelico. Frisson émotionnel… Croyant ou non, on ne reste pas insensible à ce tableau. Face à Marie, représentée sous les traits d’une jeune femme d’une infinie douceur, l’archange Grabriel s’incline délicatement.

Sans aller jusqu’au syndrome de Stendhal, nous finissons quand même notre voyage le cœur battant, les yeux éblouis et la tête bouillonnante.