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Passionnée de nature et de grands espaces, je voudrais faire partager à travers mes objectifs les nombreux endroits que j\'ai parcourus : paysages, mers et montagnes, faunes et flores ainsi que les architectures délirantes des villes modernes.
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Mon profil photographe
Catherine
Femme
France

Passionnée de voyages surtout en bateau à voile sur des voiliers de 14/16 mètres.
Je pratique la photographie depuis plus de 40ans.
Membre active d'un club photo, je suis passée professionnelle depuis 2012.
Depuis plus de 30 ans je navigue sur toutes les mers du globe, mon terrain de jeu favori est la méditerranée, mais je préfère les côtes de Bretagne l'Angleterre et l'Irlande.

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L'envie de partager mes expériences.

Antarctique voile au royaume des glaces

Reportage photographique lors d'un séjour en Antarctique.
Expédition organisée pour faire la traversée du détroit de Drake sur un voilier de 16m et passer 3 semaines dans les chenaux de la péninsule antarctique au milieu des animaux et des baleines

France

Sur le chemin de Jérôme Poncet et Gérard Janichon.

Passionnée de Voile et de nature j’ai organisé une expédition en Antarctique sur un voilier de 16 mètre uniquement conduit à la voile.
Cette expédition avait pour but de retrouver la nature sauvage loin de toute civilisation, et aussi de reproduire le voyage de nos 2 jeunes globes trotteurs Grenoblois qui ouvrirent la voie de l’antarctique en bateau de plaisance à la voile. C’est sans doute en lisant les récits de leurs navigations dans ces contrées dans leur ouvrage « Le voyage de Damien », que j’ai commencé à faire de la voile.
Comme le défi était gigantesque pour une petite navigatrice d’eau douce comme moi, je me suis associé à un skipper qui connait la région ainsi que la navigation hauturière….
Lorsque vous passez la ligne de froid du détroit de Drake, passage obligé entre le sud de l’Amérique latine et la péninsule antarctique, vous laissez derrière vous la civilisation et son lot de nuisances modernes.
Il s’agit toutefois d’un des endroits les plus dangereux de la planète en navigation, pour traverser sur un petit bateau de cette taille, il faut en avoir…. De la compétence et un peu de folie, sans cela on ne ferait rien. « Qui est trop sage, passe sa vie au bistrot » disent les marins bretons….
Le gap est de passer le Cap Horn, pour ceux qui connaissent c’est l’Everest des marins hauturiers, là ou jean Le Cam a cassé son bateau lors de la course du « Vendée globe » de 2009, c’est dire si le coin est redoutable.
Pas de chance, le départ est différé pour cause de vents violents d’Ouest, nous attendons la bonne fenêtre météo, puis nous doublons le Cap Horn. Pour les béotiens, cet endroit est le plus dangereux de la planète, lieu où les vents alizés, butent sur les montagnes des Andes et descendent le long de la côte Chilienne en s’accélérant… De plus c’est le point de convergence des 40ième rugissants avec les 50ième Hurlants…
La traversée est fantastique, je passe des heures à regarder voler les Albatros, qui virevoltent dans la 3ième dimension sans bouger une plume, quelques vagues de 7 à 8 mètres nous bousculent avant d’arriver, au loin les premiers icebergs !
Le froid nous saisi, le spectacle est magnifique.
C’est en Janvier, et l’été Antarctique nous accueil avec 3 semaines de soleil permanent, au milieu des Icebergs et des animaux.
Et oui, c’est une des choses qui m’a surprise le plus avec le silence de la banquise, ce lieu est entièrement colonisé par une myriade d’oiseaux, des mammifères marin ainsi que de baleines.
En plus de la mer et de la voile, je taquine un peu la photographie et je suis abasourdie par tant d’images à mémoriser, mon reflex va passer un dur moment de labeur durant cette expédition.
Ces images tentent de reproduire cette atmosphère sauvage, ou la nature est restée brute et originelle.
Ici on vit comme au début de la vie sur terre, les colonies de manchots d’un côté, les groupes de lions de mer, les phoques, les baleines qui se laissent approcher ; puis le grand labre qui vous agresse lorsque vous approchez trop près de son territoire.
De fait, nous tentons de suivre le spectacle sans interférer dans son état sauvage comme des spectateurs intégrés à la scène qu’ils regardent.
Le voyage vaut le détour, dans un petit détroit près à aborder le cercle polaire antarctique, où nous avons du rebrousser chemin parce trop de glaces et de growlers, nous croisons trois baleines qui mangent du Krill, cette masse compacte de crevettes dont elles se nourrissent.
Sans les déranger, nous les avons suivies 3 heures à les voir vivre leur vie sans se soucier de nous. Ce fut un des moments les plus intenses de cette expédition.
Puis vint le temps du retour avec les vents contraires, le Cap Horn sous le soleil levant, puis des souvenirs que nous tentons de partager à travers quelques photos….