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Curieuse mais inattentive, figer l'espace me permet de le découvrir tout en douceur.
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Mon profil photographe
Amélie
Femme
France
Bret

La découverte du monde me fascine. J'aimerais parvenir à découvrir des bouts de chaque continent au cours de ma vie. Plus particulièrement, j'aimerais rencontrer des personnes de ces différents lieux. Arrêter le temps par la photographie lors de mes différents voyages me permet de mieux y réfléchir, de découvrir en détails les expressions faciales des autochtones, les couleurs qui les entourent, leurs relations les uns aux autres, etc...
Je prends également beaucoup de plaisir à photographier de la nourriture : donner envie de savourer un aliment par la photographie.

Ma candidature
Ma série photographique
Photo principale

La découverte du sud de l'Inde m'a énormément émerveillée. L'envie de transmettre un bout de cet émerveillement, et surtout de transmettre l''envie d'être émerveillé.e, en incitant à la découverte, à la nouveauté, me motive fortement à communiquer ces photographies. Je saisis alors l'occasion car mes motivations semblent être fortement en accord avec celles du festival.

INDIA

Premiers pas sur le continent asiatique. Les odeurs, les couleurs, les bruits...tout est nouveau. C'est avec un grand émerveillement que je savoure la découverte et capture avec un mouvement de doigt ce que mes yeux me demandent à observer encore et encore...

Inde

« Sab Kuch Milega ». L’Inde, tout est possible. Tout.

Une dizaine d’heures de vol, l’Asie est là, sous mes pieds. Premier pas sur le continent, impatiente de sortir de l’aéroport. Les portes s’ouvrent enfin sur l’extérieur. Premières inspirations. L’air est chaud, humide, mon corps me fait signe de prendre de plus grandes bouffées d’air. J’angoisse. Je décentralise l’attention que je portais à mon état interne. Il se passe mille choses autour de moi. Des sons, des odeurs, des couleurs, tout me paraît tellement différent.
Très vite, on vient nous parler. On cherche un moyen de transport pour rejoindre la gare centrale de Mumbai et commencer l’aventure : découverte d’une partie du sud Ouest de l’Inde.

Un chauffeur de taxi nous explique, à l’aide de mouvements corporels endiablés et d’un anglais digne des plus grand films Bollywoodiens, qu’il va pratiquer pour nous, et rien que pour nous, un prix spécial. Ni une ni deux on se retrouve dans sa voiture. Je ne comprends pas franchement ce qu’il m’arrive. Seulement quelques heures de sommeil dans le cerveau, je m’enfonce dans le siège de l’auto et me laisse vivre à regarder autour de moi. Sans rien dire, sans rien penser, sans rien juger. Je regarde. Après quelques quart d’heures en voiture on rejoint la gare. C’est ici, à Dadar Station, que le voyage commence, pour de vrai.
Guichet 1. Nous ne vendons pas de tickets pour cette destination. Allez voir au 2ème étage.
Guichet 2. Nous ne vendons pas de tickets pour les touristes, allez voir à la gare qui se trouve à 3 stations de métro d’ici.
Guichet 3. Nous ne sommes ouvert aux touristes que dans 2h. Revenez plus tard.
Guichet 3. Deux heures plus tard. Il n’y a plus de places pour les trains que vous voulez.
Guichet 3. Ah en fait si, revenez !

Une dizaine de jours plus tard. Quelques rencontres plus tard aussi. L’Inde c’est bien. C’est magnifique. Mais l’interaction avec ses habitants est encore mieux. Elles et ils sont émerveillant·es. C’est ça qui me plait. Ce sont ces gens. La différence entre leur quotidien et le mien est tellement immense. Je le savais un peu avant de m’engager dans ce voyage, mais tout de même, je ne m’attendais pas à ça.

Les Indien·nes et la cuisine. Mes papilles, au départ effrayées par la quantité d’épices, m’en redemandent maintenant toujours plus. Mon estomac a accepté de s’endurcir. Le curcuma, la coriandre, le cumin, les graines de moutarde, les feuilles de curry, le piment rouge… tout ça ne me fait plus peur. Une dame m’a montré, dans sa cuisine, comment elle cuisinait. C’est de la magie. Une décoction de senteurs qui se décline en une multitude de teintes selon l’association. Le coup de main est impressionnant.

Les Indiens et les rock show. Il me semble qu’il n’y a que des hommes conducteurs de rock show. Il fait 35 degrés, On dégouline l’anti-palu. On est à 4, serrés sur la banquette d’une mobylette transformé en rock show. On dévale les chemins qui passent entre les temples Bouddhistes, Hindouistes et Jaïnistes… à fond la caisse. Et on a « tunac tunac » plein les oreilles.

Les Indien·nes et la négociation. Tout. Sauf la nourriture et les tickets de train.

A travers ces quinze photographies, la capture d’une perception d’un quotidien de quelques personnes à quelques milliers de kilomètres d’ici.